Résumés :
Ce roman est écrit sous la forme d’un journal que l’on peut rapprocher de celui d’Anne Franck ; mais il s’agit ici d’un journal fictif : Soliman est un personnage inventé ; cependant les événements évoqués sont bien réels (le conflit opposant Israéliens et Palestiniens).
Danielle Véray, professeure de lettres
Soliman a douze ans. Dans sa famille, c’est le temps du recueillement en mémoire de son grand frère tombé sous les balles d’un militaire israélien, sept ans auparavant. Pour se confier, pour soulager sa peine, pour tenter de comprendre l’inexplicable, pour témoigner, Soliman se lance dans l’écriture d’un journal et nous livre ainsi le quotidien d’un enfant dans l’intifada.
Magali Descamps, Professeur-documentaliste
Commentaires :
C’est un livre engagé, qui véhicule un message humanitaire explicité dans un post-scriptum de l’auteure : « Voilà tout mon projet. Montrer, vécu de l’intérieur, cet absurde gâchis. Mettre au jour le mécanisme implacable qui, de l’injustice à l’humiliation, de la colère à la vengeance, du désespoir à la révolte, engendre le malheur de tous, à l’infini… Mais dire aussi qu’il est toujours possible de faire un choix différent. Plus difficile, plus courageux. Celui du refus de la haine. Celui de la main tendue. Beaucoup le font, des deux côtés, trop souvent sans être entendus. A ma petite mesure, je voudrais les aider ».
Véronique Massenot dénonce des injustices en se mettant dans la peau d’un enfant qui souffre du contexte politique dans lequel il vit ; en fait elle revendique l’appartenance de tous à une communauté unique : l’humanité.
Danielle Véray, professeure de lettres
Véronique Massenot interpelle une nouvelle fois ( lire « Lettres à une disparue ») ses lecteurs et propose un message universel. Dans un quotidien de guerre, effrayant et sans fin, ce sont les enfants qui portent l’espoir et qui peuvent proposer, loin des schémas établis par leurs aînés, la solution d’un avenir meilleur. Cette histoire fictive, en guise de témoignage, est à la frontière du documentaire.
Magali Descamps, Professeur-documentaliste
Pistes d’exploitations :
Ce roman peut être étudié en troisième dans le cadre d’une séquence croisant écriture à la première personne et écriture engagée.
Danielle Véray, professeure de lettres
