Le résumé :
Paris.1976. Monsieur Humbert est un homme ordinaire qui se prépare à un voyage peu banal. Il doit se rendre dans les prochains jours à Marseille pour une exécution capitale. S’il est le représentant consciencieux d’une fabrique de textiles, Monsieur Humbert est aussi « photographe », le bourreau chargé de maintenir la tête du condamné à mort. Tout comme son père et son grand-père avant lui, il s’exécute avec minutie, rigueur et précision. Son souci du travail bien fait est lié à sa volonté de voir le verdict appliqué. Monsieur Humbert n’est pourtant pas inébranlable dans ses certitudes, ses habitudes. Petit à petit, le doute et la culpabilité s’installent.
Le commentaire :
Ce roman ne laissera pas indifférent. Cette impression de huis clos autour d’un personnage énigmatique et complexe crée un univers riche à la fois intime et étrange. Mano Gentil croise avec habileté la description du quotidien au récit du bourreau. On pourra s’interroger sur la valeur documentaire de cette fiction qui rappelle qu’en France, il y a à peine trente ans, des hommes pouvaient être condamnés à mort.
Ce roman ne présente pas de difficultés de lecture particulières. En revanche, la thématique ainsi que la psychologie du personnage requièrent une certaine maturité. Un parallèle peut être envisagé avec Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo.
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