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Salon du Livre de Jeunesse à Agen

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Autre fois (L’)

Résumé :
C’est l’histoire du Petit Poucet, revisitée par Henri Meunier., à la façon des « Dix petits nègres ». Le père et la mère Poucet abandonnent leurs enfants à Manhattan, pour pouvoir aller tranquillement au cinéma. Mais le lendemain, inévitablement, les sept frères rentrent à la maison, guidés par le petit Poucet qui retrouve toujours sa route. Mais les rues de New York sont dangereuses : un par un, les frères disparaissent, après avoir croisé le chemin du marquis de Carabas, de Cendrillon, du Chaperon Rouge ou de Barbe Bleue.. A la fin, le Petit Poucet se retrouve seul…
Heureusement, Perrault en personne veille sur son protégé, et lui donne deux tickets de métro pour rentrer chez lui.

Commentaire :
Cet album est pétri pétri d’’humour, de clins d’œil, de trouvailles. Le petit Poucet a traversé les siècles et se retrouve au milieu de la ville la plus moderne du monde, aux antipodes des bois moyenâgeux des contes de fées.. Une forêt d’immeubles a remplacé la forêt de chênes.
Alors, forcément, l’histoire en est un peu modifiée !
Le conte de notre enfance devient une farce farfelue, centrée sur le décalage, l’anachronisme, le mélange des genres. l’ impertinence. L’auteur donne libre cours à sa fantaisie débridée, en multipliant les interventions insolites, les références à d’autres contes, dont les héros sont modernisés … Il prend un malin plaisir à mélanger la trame traditionnelle du récit avec l’ environnement futuriste de New York. Les tours de Manhattan sont omniprésentes, le héros de nos contes d’autrefois font irruption dans des décors déjantées d’une ville absurde. Les illustrations relaient le côté drôlatique et saugrenu du propos, par des personnages surdimensionnés, une variété de styles et de techniques graphiques, mêlant réalisme et dessins naïfs, collages, craie, gouache, transparences, superpositions…Chacune d’elle recèle une trouvaille, un détail cocasse ; L’absurdité imprègne également le texte. .Le mélange du vocabulaire traditionnel des contes et des expressions familières d’aujourd’hui accentuent l’effet comique, ainsi que les références constantes aux contes célèbres, transformés, remodelés, …
La typographie participe aussi au délire général, par la taille mouvante des caractères, leur couleur, leur disposition sur la page…

Pistes d’ exploitation possible :

Français :

  •  : travail sur la mécanique des contes, et étudier les aménagements fantaisistes que l’auteur leur inflige..
  • Expression écrite : travail sur le mélange des genres, des registres d’écriture…
    Travail sur les clins c’œil, :les références à d’autres histoires célèbres.
    travailler sur l’aspect « second degré » du texte, la liberté que l’auteur prend avec le style narratif, sa façon de jouer avec les mots : par exemple la première phrase : « il était une fois, encore une fois, une fois de plus, »…

    transformer des contes à la manière d’Henri Meunier, en utilisant décalage, anachronismes…

En arts plastiques, on peut mettre s’attacher à l’observation des différentes techniques utilisées, et le rapport entre texte et images.

Voir la fiche d’Henri Meunier


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